APERCU DE LA JOURNÉE
L'effet du Trésor américain s'estompe déjà
ETATS-UNIS
Les indices boursiers américains ont subi de nouveaux dégagements hier. Le NASDAQ100 a baissé de 0,72 % à 29 213 points tandis que le S&P500 a reflué de 0,87 % à 7 641 points. L’indice DOW JONES INDUSTRIAL a pour sa part abandonné 1,32 % à 52 759 points.
Le secteur des semiconducteurs, le SOX, a tenté de former un maigre rebond de 0,53 % tandis que le compartiment de la DISTRIBUTION a chuté de 2,36 %. Wall Street a donc terminé la séance de jeudi en nette baisse, rattrapée par le retour des tensions sur le marché obligataire et la hausse des prix du pétrole. Le rendement du Treasury à 10 ans est remonté autour de 4,70 %, tandis que celui à 30 ans a retrouvé 5,25 %, effaçant une grande partie de la détente observée la veille après l’annonce du renforcement des rachats d’obligations par le Trésor américain. Les investisseurs restent préoccupés par la trajectoire des finances publiques américaines, alors que la dette fédérale dépasse désormais 40 000 milliards de $. À cela s’ajoutent les tensions avec l’Iran, qui continuent d’entretenir les craintes inflationnistes.
Sur le plan macroéconomique, les statistiques ont par ailleurs témoigné d’une économie américaine toujours solide. Les inscriptions hebdomadaires au chômage sont ressorties à 206 000, contre 210 000 attendues, tandis que l’indice manufacturier de la Fed de Philadelphie a fortement surpris à la hausse, à 46,4 contre 24,1 anticipé. Ces données robustes réduisent l’urgence d’un assouplissement monétaire de la Fed et contribuent ainsi à maintenir une pression haussière sur les rendements obligataires.
Du côté des valeurs, Walmart a chuté de 9,15 % après une croissance de ses ventes américaines inférieure aux attentes. Le groupe a pourtant dépassé les attentes au deuxième trimestre et a relevé ses prévisions annuelles de croissance des ventes. Le titre a été pénalisé par des perspectives plus prudentes au troisième trimestre, avec un BPA attendu inférieur au consensus.
Moderna a corrigé de 23,55 % après son envolée spectaculaire de la veille.
ASIE
Au Japon, le NIKKEI225 a consolidé de 0,61 % à 65 810 points. L’inflation sous-jacente japonaise a accéléré à 1,8 % en juillet, contre 1,6 % en juin, ce qui renforce les anticipations d’une nouvelle hausse des taux de la Banque du Japon dès septembre. Le marché reste également sous pression face aux tensions obligataires américaines.
En Chine, le SHANGHAI COMPOSITE a baissé de 0,13 % à 3 898 points tandis que le HANG SENG a progressé de 0,77 % à 25 896 points. Les marchés chinois ont évolué sans tendance franche. En effet, les investisseurs espèrent de nouvelles mesures budgétaires pour soutenir une économie toujours pénalisée par la faiblesse de la demande intérieure.
EUROPE
Le CAC40 a reculé de 0,57 % hier à 8 453 points tandis que l’indice allemand DAX a limité sa baisse à -0,42 % à 25 983 points. L’indice pan européen STOXX600 a pour sa part reculé de 0,12 %.
Le secteur OIL & GAS a avancé de 0,82 % tandis que la DISTRIBUTION a baissé de 0,98 %. Les bourses européennes ont dans leur ensemble terminé dans le rouge hier, pénalisées par la nouvelle hausse du pétrole et les tensions persistantes sur les marchés obligataires.
Ce vendredi, les marchés européens sont attendus relativement stables à l’ouverture, avec une séance principalement rythmée par la publication des PMI d’août. Les investisseurs surveilleront particulièrement l’activité en Allemagne et en zone euro afin d’évaluer la résistance de l’économie face au niveau élevé des taux, à la hausse des coûts énergétiques et aux tensions géopolitiques.
Sur le plan microéconomique, Eurofins Scientific a signé la plus forte hausse de l’indice CAC40 (+3,06 %) hier porté par son profil de valeur défensive. Le groupe avait confirmé ses objectifs dernièrement.
Toujours dans le même secteur, Sartorius Stedim Biotech a été portée par UBS. La banque a relevé sa recommandation sur le titre de « neutre » à « acheter ». L’institution rehausse également son objectif de cours de 220 à 260 euros. L’action a ainsi bondi de 6,62 %.
CHANGE ET MATIÈRES PREMIÈRES
L’euro a marqué une pause après sa récente envolée. La devise européenne a progressé de 0,01 % à 1,1678 dollar.
L’once d’or a consolidé sa hausse précédente avec une baisse de 0,09 % à 4 518 $ l'once.
Le baril de BRENT est reparti à la hausse avec une progression de 1,74 % à 93,23 $.